Choisir une voiture d’occasion peut vite tourner au cauchemar si on ne sait pas quelles versions éviter. La Peugeot 308, depuis sa sortie en 2007, a connu plusieurs évolutions, aussi bien en design qu’en motorisation. Mais comme souvent dans l’univers automobile, tout n’est pas toujours rose. Certains modèles sont affectés par des soucis de fiabilité qui peuvent coûter cher à long terme. Alors, si vous envisagez d’acheter une Peugeot 308, il est crucial de connaître les années et motorisations à éviter.
| 🚫 Modèles à éviter | ❗ Problèmes fréquents | ⚠️ À surveiller | ✅ À privilégier |
|---|---|---|---|
| 308 I (2007–2013) 1.6 THP & 1.6 HDi | Casse moteur, conso huile, turbo & EGR fragiles | Entretien complet et preuve de chaîne/courroie changée | 1.6 THP 125/155 bien entretenus, fin de génération |
| 308 II (2014–2017) 1.2 PureTech (110 / 130 ch) | Courroie humide fragile, surconsommation d’huile, casse moteur | Changer la courroie, vérifier campagne de rappel | Versions post-2021 avec chaîne & garantie ↗️ |
| Finition Access (toutes années) | Très peu équipée, revente difficile | Se méfier des équipements absents | Finitions Active, Allure, GT Line |
| Diesel BlueHDi 1.5 & 1.6 en usage urbain | FAP bouché, EGR encrassée, AdBlue instable | Favoriser usage autoroutier, carburant de qualité | 2.0 BlueHDi (150/180 ch) + EAT6/EAT8 |
Les premières générations (2007-2013) : éviter le 1.6 THP à tout prix
Commercialisée entre 2007 et 2013, la première génération de la Peugeot 308 (nommée T7) marque le passage entre l’ancienne 307 et une proposition plus moderne. Pourtant, cette phase 1 est celle qui cause le plus de tracas.
Les bloc-moteurs essence 1.6 THP (conçus avec BMW) sont particulièrement concernés :
- Casse de la chaîne de distribution
- Consommation excessive d’huile
- Pompe à haute pression fragile
- Coût de réparation très élevé
Si vous repérez une 308 1.6 THP de cette époque à petit prix, méfiez-vous. Ces motorisations peuvent sembler attrayantes sur le papier mais ce sont souvent des pièges mécaniques très coûteux, avec un risque de casse moteur.
Fiabilité des moteurs diesel : le 1.6 HDi aussi en ligne de mire

Le moteur diesel 1.6 HDi 92 ou 110 ch équipant une bonne partie des modèles de cette génération souffre lui aussi de nombreux défauts :
- Turbo fragile
- Vanne EGR souvent encrassée
- FAP à remplacement coûteux
Résultat ? Sans entretien rigoureux, ces moteurs tombent facilement en panne à des kilométrages inférieurs à 150 000 km, ce qui est loin d’être encourageant pour une berline censée durer.
Le cas du 1.2 PureTech : un moteur moderne mais problématique
À partir de 2014, avec l’arrivée de la deuxième génération (308 II), le moteur essence 1.2 PureTech en version 110 et 130 ch équipe massivement la gamme. Sur le papier, ce trois-cylindres turbo est une réussite : performant, économique et agréable en conduite mixte.
Mais dès les premiers retours d’utilisateurs, les problèmes s’accumulent :
- Courroie de distribution humide qui s’use prématurément
- Surconsommation d’huile
- Casse moteur possible avant 100 000 km
Le souci est si sérieux que Peugeot (via Stellantis) a amorcé un plan de modification de ces moteurs à partir de 2025, en passant à une chaîne de distribution et en proposant une garantie étendue (jusqu’à 10 ans / 175 000 km pour les modèles corrigés).
Les millésimes à éviter avec ce moteur
Voici un tableau récapitulatif des années à éviter avec le moteur 1.2 PureTech :
| Année | Problème | Conseil |
|---|---|---|
| 2014 – 2017 | Courroie de distribution humide défectueuse | À éviter, sauf si changée |
| 2018 – 2020 | Améliorations partielles mais risques toujours présents | À vérifier avec carnet d’entretien complet |
| 2021 – 2024 | Moins de retours négatifs mais prudence toujours | OK si version mise à jour |
Les motorisations diesels : du bon et du moins bon
Côté diesel, Peugeot a introduit les moteurs BlueHDi, parmi lesquels certains sont plus fiables que d’autres. Si vous envisagez une 308 diesel pour réaliser de longs trajets, mieux vaut savoir à quoi vous attendre.
Le 1.6 BlueHDi : attention à l’encrassement
Le moteur 1.6 BlueHDi (en 100 ou 120 ch) est bien noté pour sa sobriété. Mais il reste sensible à un usage urbain :
- Encrassement rapide de la vanne EGR en ville
- FAP qui se bouche rapidement sans autoroute
- Sensibilité au type de carburant utilisé
Le 1.5 BlueHDi : des débuts hésitants
Apparu en 2018, ce moteur diesel moderne annonce 130 ch pour une consommation maîtrisée. Pourtant, plusieurs utilisateurs déplorent :
- Défauts liés à la chaîne de distribution
- Anomalies sur le circuit d’AdBlue
- Coût élevé des réparations
Donc sauf si vous roulez beaucoup sur autoroute et pouvez justifier un bon entretien, il vaut mieux privilégier d’autres blocs plus éprouvés, comme le 2.0 BlueHDi 150 ou 180 ch.
Les finitions à éviter : une Access trop basique
À finition égale, toutes les Peugeot 308 ne se valent pas. Le niveau de finition joue un rôle important aussi bien pour l’équipement que pour la revente.
La finition Access, proposée en entrée de gamme, est généralement à éviter. Pourquoi ?
- Très peu d’options technologiques
- Pas d’écran tactile ni fonctionnalités modernes
- Difficulté à revendre (peu recherchée)
Vous aurez donc tout intérêt à viser au minimum une finition Active, voire une finition Allure ou GT Line, bien plus complètes tout en restant raisonnables en prix d’occasion.
Quels modèles de Peugeot 308 sont à privilégier ?
Maintenant qu’on a listé les versions à fuir, il semble logique de s’intéresser à celles qui valent le coup. Voici les motorisations qui ressortent du lot pour leur fiabilité :
- Essence : les moteurs 1.6 THP 125 et 155 ch (modèles de fin de première génération, bien entretenus)
- Diesel : le 2.0 BlueHDi 150 ou 180 ch (connu pour sa robustesse et son agrément de conduite)
Ces moteurs, couplés à une finition Allure ou GT Line, offrent un bon compromis entre confort, fiabilité et prix sur le marché de l’occasion.
Astuces pour acheter une Peugeot 308 d’occasion sans regret
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Vous avez repéré une 308 intéressante, mais vous avez un doute sur sa fiabilité ? Voici quelques conseils simples à appliquer AVANT d’acheter :
- Consulter le carnet d’entretien avec factures à l’appui
- Vérifier les rappels constructeurs effectués (courroie sur PureTech, AdBlue sur BlueHDi…)
- Demander un essai routier pour détecter à-coups, bruits suspects ou alertes moteur
- Utiliser un outil de type Histovec ou Carvertical pour retracer l’historique du véhicule
- Éviter les ventes douteuses en ligne, privilégier un pro ou un particulier soigneux
Et la boîte automatique dans tout ça ?
Les Peugeot 308 équipées des boîtes EAT6 ou EAT8 proposent un réel confort de conduite. Mais tout dépend du moteur associé. Évitez la EAT6 avec les petits moteurs PureTech non fiabilisés. Par contre, couplée à un 2.0 BlueHDi, cette transmission est très agréable et réputée pour sa longévité correcte.
Comparaison avec la concurrence
À motorisation équivalente, certaines concurrentes sont parfois une meilleure affaire. Il peut être pertinent de jeter un œil à :
- Volkswagen Golf : très bonne tenue de route et finition solide
- Ford Focus : bon châssis, moteurs Ecoboost plus fiables dans le temps
- Toyota Auris ou Corolla : réputée pour leur robustesse, notamment en hybride
- Kia Ceed & Hyundai i30 : garantie de 7 ans, bon rapport qualité/prix
La Peugeot 308 peut donc être un bon choix, mais uniquement si vous ciblez la bonne configuration !
En résumé : les modèles Peugeot 308 à éviter
Pour les plus pressés, voici un résumé des modèles à éviter absolument si vous ne souhaitez pas transformer l’achat de votre voiture en galère :
- Peugeot 308 (2007-2013) avec moteur 1.6 THP ou 1.6 HDi sans preuve d’entretien
- Peugeot 308 II (2014-2017) avec moteur 1.2 PureTech non restylé
- Finitions Access sur toutes générations : trop peu équipées et difficilement revendables
- Versions diesel BlueHDi en usage urbain intensif (risque d’encrassement accru)
En respectant ces conseils, il est tout à fait possible de tomber sur une bonne Peugeot 308, agréable à conduire et fiable dans le temps. Il faut simplement être attentif aux détails, poser les bonnes questions au vendeur et ne pas hésiter à faire inspecter la voiture avant de signer. Une Peugeot 308 bien choisie reste une voiture polyvalente, confortable et économique à l’usage !



