| 🚗 Moteur à éviter | ⚠️ Principaux problèmes | 🚙 Véhicules concernés | 💰 Coût des réparations |
|---|---|---|---|
| 1.2 PureTech (EB2) Toutes puissances |
• Courroie de distribution défaillante • Surconsommation d’huile • Perte d’assistance freinage |
Peugeot 208, 308, 3008 Citroën C3, C4 DS3, DS4 |
800-1500€ (courroie) 8000-12000€ (casse moteur) |
| 1.0 VTi/PureTech (EB0) 68 ch |
• Surconsommation d’huile excessive • Problèmes sonde catalyseur • Défaillances électroniques |
Citroën C3 Peugeot 208 |
Variable selon panne Souvent > valeur véhicule |
| 1.6 THP (EP6 DT) 125-270 ch turbo |
• Chaîne de distribution fragile • Pompe injection défaillante • Risque casse moteur |
Nombreux modèles Citroën, DS, Peugeot Certaines Mini |
Coûts prohibitifs Jusqu’à 12000€ |
| 1.4 et 1.6 VTi (EP3/EP6) 75-122 ch |
• Joint de culasse défaillant • Décalage chaîne distribution • Problèmes de détente |
Gammes Peugeot Citroën, DS Quelques Mini |
Très élevé Risque perte totale |
Si vous envisagez l’achat d’une Peugeot, Citroën, DS ou Opel, certains moteurs du groupe Stellantis sont à éviter absolument. Ces motorisations ont fait l’objet de nombreuses plaintes et peuvent vous causer de sérieux problèmes financiers et techniques.
Le moteur PureTech : un cauchemar pour les propriétaires
Le moteur 1.2 PureTech turbo de Stellantis est sans doute le plus problématique de la gamme. Malgré ses récompenses de « meilleur moteur de l’année » entre 2015 et 2018, ce bloc moteur donne des sueurs froides aux propriétaires européens. Les problèmes sont multiples et peuvent aller jusqu’à la rupture complète du moteur.
Les principales défaillances observées incluent :
- Usure prématurée de la courroie de distribution
- Aspiration des particules de courroie en décomposition
- Défaut de la pompe à vide
- Réduction ou perte de l’assistance au freinage
- Surconsommation d’huile importante
Les véhicules concernés par le rappel européen
La Commission européenne a lancé une alerte officielle le 20 novembre 2020, concernant 14 pays. En France, le rappel a été publié sur RappelConso pour les modèles suivants :
- Peugeot : 208, 2008, 308, 3008, 5008 et Partner (mars 2013 à avril 2017)
- Citroën : C3, C3 Picasso, C4, C4 Cactus, C4 Picasso et Berlingo
- DS : DS3 et DS4
Mais attention, le problème ne se limite pas aux véhicules rappelés. Des voitures fabriquées après 2017 continuent de présenter ces défauts, comme en témoigne le cas de Patricia avec sa Peugeot 208 de 2021.
Les moteurs 1.0 VTi/PureTech : des problèmes dès le départ
Le moteur 3 cylindres 1.0 VTi/PureTech de 68 chevaux (EB0) équipe notamment les Citroën C3 et Peugeot 208. Ce bloc présente des défauts récurrents qui peuvent vous coûter cher :
- Surconsommation d’huile excessive
- Problèmes avec la sonde du catalyseur
- Défaillances électroniques fréquentes
La version 1.2 litre VTi/PureTech (EB2) n’est pas en reste. Disponible en puissances de 68, 75, 82, 110 et 130 chevaux, elle souffre de problèmes similaires jusqu’en 2014, notamment :
- Usure prématurée de la courroie de distribution
- Défauts récurrents des bougies
- Dysfonctionnements de la sonde du catalyseur
- Jeu excessif sur le vilebrequin
Les moteurs EP : une série noire pour Stellantis
Les moteurs EP constituent une autre famille problématique chez Stellantis. Ces blocs équipent de nombreux modèles des marques du groupe et même quelques Mini.
Les versions atmosphériques EP3 et EP6
Les moteurs 1.4 VTi (EP3) de 95 et 98 chevaux, ainsi que les 1.6 VTi (EP6) de 75 à 122 chevaux, présentent des fragilités importantes :
- Problèmes récurrents de joint de culasse
- Défaillances de la détente
- Décalages de la chaîne de distribution
- Risque de casse moteur complète
Les versions turbo 1.6 THP : encore plus problématiques
Les moteurs 1.6 THP (EP6 DT) turbocompressés sont particulièrement à éviter. Avec des puissances allant de 125 à 270 chevaux, ils équipent de nombreux modèles Citroën, DS, Peugeot et Mini. Les problèmes majeurs incluent :
- Faiblesses chroniques de la chaîne de distribution
- Défaillances de la pompe d’injection (versions 150 et 200 ch avant 2013)
- Dommages mécaniques importants
- Coûts de réparation prohibitifs
La réponse insuffisante de Stellantis
Face à ces problèmes massifs, la réaction de Stellantis reste largement insuffisante. Le constructeur traite les cas au cas par cas et refuse de reconnaître un problème de conception générale. Officieusement, l’ensemble du réseau connaît pourtant ces défauts.
La position officielle de Stellantis se résume à incriminer les conditions de conduite spécifiques et le non-respect des intervalles d’entretien. Une explication qui ne convainc personne quand on constate l’ampleur des dégâts sur des véhicules bien entretenus.
Une action en justice en préparation
L’avocat Christophe Lèguevaques évalue actuellement l’opportunité d’assigner Stellantis devant les tribunaux. Il note « une certaine récurrence dans les récits des incidents subis par les propriétaires de ces véhicules ».
Comment identifier ces moteurs problématiques ?
Pour éviter de tomber dans le piège, voici comment identifier ces moteurs à risque :
Codes moteurs à éviter absolument
- EB0 : 1.0 VTi/PureTech 68 ch
- EB2 : 1.2 VTi/PureTech (toutes puissances)
- EP3 : 1.4 VTi (95-98 ch)
- EP6 : 1.6 VTi (75-122 ch)
- EP6 DT : 1.6 THP (125-270 ch)
Symptômes révélateurs
Si vous possédez déjà un véhicule équipé de ces moteurs, surveillez attentivement ces signaux d’alarme :
- Consommation d’huile anormalement élevée
- Bruits métalliques au niveau du moteur
- Perte de puissance progressive
- Voyants moteur allumés
- Difficultés de freinage
L’impact financier des pannes
Les conséquences financières de ces défauts sont catastrophiques pour les propriétaires. Une réparation de courroie de distribution peut coûter entre 800 et 1500 euros. En cas de casse moteur, les frais peuvent atteindre 8000 à 12000 euros, souvent supérieurs à la valeur du véhicule.
Patricia et Arthur, propriétaires d’une Peugeot 208 de 2021, ont dû faire tracter leur véhicule à leurs frais alors que Stellantis leur conseillait de ne plus circuler avec. Un comble pour une voiture payée 18000 euros avec seulement 16000 km au compteur.
Les alternatives recommandées

Face à ces problèmes récurrents, il est préférable de se tourner vers d’autres options plus fiables :
Chez Stellantis même
- Moteurs diesel récents (en attendant leur disparition)
- Versions électriques des modèles
- Moteurs plus anciens éprouvés (si disponibles en occasion)
Chez la concurrence
- Moteurs Toyota (réputation de fiabilité)
- Certains blocs Volkswagen récents
- Motorisations Honda éprouvées
Que faire si vous possédez déjà un de ces moteurs ?
Si vous êtes propriétaire d’un véhicule équipé d’un de ces moteurs problématiques, voici la marche à suivre :
Actions immédiates
- Vérifiez si votre véhicule fait partie des rappels
- Contactez immédiatement un concessionnaire
- Documentez tous vos échanges par écrit
- Surveillez étroitement le niveau d’huile
Surveillance renforcée
Une maintenance préventive rigoureuse peut limiter les dégâts :
- Contrôle du niveau d’huile toutes les 2 semaines
- Respect scrupuleux des intervalles d’entretien
- Utilisation d’huile de qualité supérieure
- Évitez les trajets très courts répétés
L’avenir incertain des moteurs Stellantis
Ces problèmes de fiabilité ternissent gravement l’image de Stellantis sur le marché européen. Plus de 200000 véhicules sont concernés par ces défauts, et la page Facebook « PSA 1.2 PureTech problèmes » rassemble déjà plus de 6000 membres mécontents.
Le groupe, déjà mis en cause pour des problèmes sur ses moteurs diesel AdBlue, accumule les difficultés. Cette situation pourrait accélérer la transition vers l’électrique, mais en attendant, des milliers d’automobilistes restent pris au piège avec des véhicules défaillants.
Face à cette situation, la prudence est de mise. Si vous envisagez l’achat d’un véhicule Stellantis d’occasion, évitez absolument ces motorisations problématiques. Les économies réalisées à l’achat risquent de se transformer en gouffre financier impossible à combler.



