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Les pires moteurs Nissan à éviter absolument si vous achetez en occasion

moteur nissan a éviter

Si vous êtes à la recherche d’une voiture d’occasion signée Nissan, vous avez peut-être déjà entendu parler des nombreux soucis mécaniques que rencontrent certaines motorisations. Malgré l’image de robustesse que la marque a longtemps renvoyée, plusieurs moteurs Nissan se sont révélés être de véritables casse-têtes pour leurs propriétaires. Certains blocs affichent une fiabilité alarmante et peuvent vous coûter très cher en entretien et réparations.

⚠️ Moteur🚗 Modèles🔥 Problèmes majeurs💸 Coût et impact
1.2 DIG-TQashqai (2014-2018)Surconsommation d’huile, casses moteur8000 € moteur HS avant 100 000 km
2.0 dCiQashqai / X-TrailChaîne fragile, FAP sous-dimensionnéJusqu’à 5000 € en réparations
1.5 dCi (⩽2010)Qashqai ITurbo, injecteurs défectueux3500–4000 € + garages réticents
1.6 dCiQashqai (2011–2016)Injecteurs, EGR encrasséePannes dès 100 000 km
2.0 ESSQashqai ISurconsommation (jusqu’à 15L/100)Non rentable au quotidien
1.6 DIG-TQashqai (essence)Boîte fragile, embrayage précoceDurabilité incertaine
e-PowerGamme récenteFiabilité inconnue, technologie complexePièces coûteuses, peu de garages formés
Boîte CVTTous modèles CVTPannes récurrentes, à-coups3000–5000 € pour remplacement
2.5 QR25DEX-Trail, Altima…Catalyseur → casse moteurFragile à long terme
3.5 VQ35DEMurano, 350ZConso. d’huile, chaîne de distri.Entretien élevé
1.6 DIG-TJuke (2010–2013)Surchauffe, casse turbo, CVTProblèmes multiples coûteux

Le moteur 1.2 DIG-T : le fiasco à essence

Présent sur de nombreuses unités du Nissan Qashqai deuxième génération (entre 2014 et 2018), le 1.2 DIG-T turbocompressé est sans doute le moteur à éviter en priorité. Sous ses airs modernes et séduisants sur le papier, ce moteur cumule les pépins : surconsommation d’huile, casses prématurées, alertes mécaniques incessantes…

Dans les faits, on parle parfois d’une consommation d’huile allant jusqu’à 1 litre tous les 1000 km – un vrai gouffre pour votre portefeuille. Mais ce n’est pas tout ! La fragilité généralisée de ce bloc a mené à des casses moteurs avant même le cap des 100 000 km. La réparation ? Comptez autour de 8000 € en cas de remplacement total du moteur. Un véritable cauchemar, surtout si vous pensiez faire une bonne affaire en occasion…

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Pourquoi ce moteur casse-t-il autant ?

  • Conception sous-dimensionnée pour le poids du véhicule
  • Tendance à la surchauffe, nuisant à la longévité du bloc
  • Mauvaise gestion de la lubrification → usure accélérée

2.0 dCi : fausse bonne idée chez les diesels

Ce moteur, développé conjointement entre Renault et Nissan, se retrouve dans beaucoup de Qashqai et X-Trail. Pourtant, malgré sa puissance intéressante sur le papier, le 2.0 dCi reste problématique : il cumule les pépins mécaniques majeurs. Parmi les points les plus critiques :

  • Filtre à particules (FAP) sous-dimensionné
  • Chaîne de distribution fragile
  • Volant moteur bi-masse sujet au broutage ou à la casse

Ces défauts entraînent des réparations qui peuvent grimper au-delà de 5000 €… pour une voiture qui vaut parfois à peine plus sur le marché de l’occasion. Le ratio risque / prix est donc défavorable.

1.5 dCi (avant 2010) : le diesel du chaos

fiabilité moteur Nissan

Si vous lorgnez sur un premier Qashqai diesel en 1.5 dCi (entre 2007 et 2010), fuyez ! Ce bloc, pourtant réputé pour sa sobriété, cache de nombreux vices :

  • Turbo fragile avec des casses fréquentes dès 120 000 km
  • Injecteurs capricieux, provoquant calages et fumées noires
  • Remplacements moteur récurrents

Sur certains modèles, la facture a dépassé 3500 à 4000 € lorsque le turbo et les injecteurs sont à changer en même temps. La seconde partie du problème ? Beaucoup de garages rechignent à intervenir sur ce bloc, trop connu pour ses faiblesses.

1.6 dCi : le diesel discret mais instable

Moins cité, mais pourtant aussi concerné : le 1.6 dCi, surtout sur les Qashqai produits entre 2011 et 2016. Ce moteur souffre de défauts connus :

  • Injecteurs fragiles
  • Problèmes de vanne EGR encrassée
  • Distribution pas si fiable qu’annoncée
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Un moteur qui peut sembler correct à l’essai, mais qui, à partir de 100 000 km, montre souvent ses premières failles. Les cas de calages intempestifs ou de manque de puissance sont régulièrement signalés.

2.0 essence (Qashqai 1ère génération) : trop gourmand

Côté essence, le moteur 2.0 qui équipait les premiers Qashqai semble fiable mécaniquement… mais attention à sa soif de carburant. En usage urbain, les consommations peuvent flirter avec les 13 à 15 L/100km. Et ce n’est pas le seul défaut :

  • Consommation d’huile excessive après 100 000 km
  • Problèmes de soupapes et segments d’huile

Ce moteur deviendra vite une source d’inquiétudes, surtout à l’heure où le prix du carburant ne cesse d’augmenter.

1.6 DIG-T : le sportif qui n’encaisse pas

Annoncé comme le bloc sportif de la gamme Qashqai, le 1.6 DIG-T de 163 chevaux cache mal ses lacunes. Sur les premiers kilomètres, tout semble parfait. Mais les problèmes ne tardent pas à se manifester :

  • Boîte de vitesses fragile (craquements, vitesses qui accrochent)
  • Embrayage qui lâche avant 100 000 km
  • Montées en régime bruyantes et désagréables

Un compromis risqué : performances correctes, mais durée de vie incertaine.

L’e-Power et la fiabilité (encore) incertaine

Le concept e-Power, lancé comme une révolution par Nissan, repose sur un moteur thermique qui recharge une batterie pour alimenter un moteur électrique. Sur le papier, c’est ingénieux. En réalité ? Trop récent pour avoir assez de recul, mais les premiers retours montrent :

  • Complexité mécanique → peu de garages compétents sur le sujet
  • Coût très élevé en cas de souci avec la batterie haute tension
  • Fiabilité incertaine sur plus de 100 000 km
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Ce genre de motorisation peut séduire à l’achat mais se transforme rapidement en casse-tête si un élément majeur lâche. À éviter si vous ne voulez pas faire le bêta-testeur.

Focus sur les boîtes CVT Nissan : à fuir !

Si on doit parler de souci récurrent chez Nissan, impossible de ne pas mentionner ses fameuses transmissions CVT (boîtes automatiques à variation continue). À l’usage, elles paraissent fluides, mais en pratique :

  • Pannes fréquentes dès 70 000 km
  • Cout d’entretien très élevé (souvent entre 3000 et 5000€ pour un remplacement)
  • A-coups, perte de motricité, usure prématurée

Cette boîte n’offre aucune tolérance à la négligence. Un simple oubli de vidange peut être fatal. Une technologie certes innovante, mais peu fiable pour le moment.

Autres moteurs Nissan à problème

MotorisationModèles concernésProblèmes
2.5 QR25DE essenceAltima, Sentra, X-TrailPré-catalyseurs défectueux, casses moteur liées
3.5 VQ35DEMurano, 350ZConsommation d’huile, chaîne de distribution faible
1.6 DIG-T JukeJuke (2010-2013)Surchauffe, casse turbo, boîte CVT fragile

Comment éviter un moteur problématique ? Nos recommandations

Vidéo de Les Moteurs Les Moins Fiables de 2025

Acheter une Nissan d’occasion reste intéressant si vous savez éviter les mauvaises versions. Voici nos conseils :

1. Choisir les bonnes générations

  • Qashqai I restylé (après 2010) avec 1.5 dCi (corrigé) → moteur fiable et économique
  • Qashqai II après 2017 : moteurs 1.3 DIG-T (co-développé avec Mercedes), bien plus fiables
  • Évitez systématiquement les boîtes CVT, sauf si neuves et garanties constructeur

2. Privilégier l’entretien et l’historique

  • Un moteur entièrement suivi (carnet à jour, factures…) prime sur sa réputation
  • Évitez les vendeurs réticents à fournir un historique complet
  • Faire un passage en centre de contrôle ou chez un mécano indépendant

3. Oubliez les modèles trop anciens

Plus un moteur Nissan est ancien, plus les risques de problèmes augmentent. Les blocs de la période 2007-2012 sont globalement à considérer avec la plus grande méfiance.

Des alternatives plus fiables existent

Si vous êtes prêt à ouvrir vos options, sachez que plusieurs marques offrent des motorisations bien plus fiables à budget équivalent :

  • Peugeot 1.5 BlueHDi (meilleure fiabilité en diesel compact)
  • Renault 1.3 TCe / DIG-T (bloc partagé avec Nissan après 2018, fiable et performant)
  • Toyota Hybrid : leader en fiabilité sur le long terme

Le marché de l’occasion est assez large pour que vous puissiez éviter les moteurs à problème de Nissan sans perdre en confort ou en plaisir de conduite.

En définitive, tous les moteurs Nissan ne sont pas mauvais. Mais certains blocs spécifiques (notamment avant 2017) sont connus pour ruiner votre budget entretien. En vous informant correctement et en restant attentif aux signes d’alerte (niveau d’huile trop bas, moteur poussif, carnet négligé…), vous ferez un achat beaucoup plus serein. Préférez des versions récentes, au moteur modernisé, et surtout pas les blocs que nous avons évoqués ici… sauf si vous aimez les mauvaises surprises !

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Sylvain Torfere

Passionné par l'automobile je partage ma passion et mes conseils sur GK perf !

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