Si comme moi vous aimez les voitures familiales bien pensées, vous avez sans doute déjà lorgné sur le Volkswagen Touran. Spacieux, modulaire, confortable à souhait… En théorie, c’est le monospace compact idéal. Mais attention, tout n’est pas rose au royaume du Touran ! Certaines versions peuvent vite transformer votre expérience de conduite en cauchemar à base de garages, de voyants rouges et de factures salées.
Alors avant de craquer pour un Touran d’occasion (ou même neuf), prenez cinq minutes pour lire cet article. Je vais vous détailler les moteurs, boîtes et configurations à fuir comme la peste, avec des conseils concrets pour éviter les erreurs coûteuses. Que vous soyez un papa baroudeur, une maman pressée ou un couple sans enfants mais aimant voyager, ce guide vous aidera à faire le bon choix.
| 🚗 Modèle | ⚠️ Problèmes majeurs | ❌ À éviter si… | ✅ Alternative recommandée |
|---|---|---|---|
| 1.6 TDI 115 (2015-2017) | Turbo fragile, EGR/FAP encrassés, peu performant | Usage urbain ou chargé | 2.0 TDI 150 plus fiable |
| 1.2 TSI 110 | Distribution fragile, consommation d’huile, faibles perfs | Conduite familiale / long trajet | 1.5 TSI EVO (2019+) |
| DSG7 (avant 2018) | À-coups, embrayage à sec, réparations chères | Usage urbain ou > 70 000 km | DSG7 post-2019 révisée |
| Trendline (finition base) | Équipements absents, confort minimal, sièges fixes | Besoin de modularité, confort & revente | Confortline / Carat |
Le moteur 1.6 TDI 115 : un diesel qui accumule les galères
Présent sur de nombreux Touran entre 2015 et 2017, le bloc 1.6 TDI semble séduisant sur le papier : consommation contenue (environ 5 l/100 km), entretien réputé simple, et tarif souvent plus doux à l’achat.
Mais dans les faits… c’est une toute autre histoire :
- EGR et FAP fragiles : Le système de recirculation des gaz (vanne EGR) est souvent sujet à l’encrassement — surtout en usage urbain. Associé à un filtre à particules capricieux, le duo est redoutable… pour votre portefeuille.
- Turbo à la durée de vie variable : De nombreux conducteurs ont fait remplacer leur turbo entre 90 000 et 110 000 km.
- Performances décevantes : avec ses 250 Nm de couple, le moteur tire la langue dès qu’on est un peu chargé ou en montée. Inadéquat pour un véhicule familial censé avaler les kilomètres.
Verdict : Si vous tenez vraiment à une version diesel, passez plutôt votre chemin et jetez un œil au 2.0 TDI 150, bien plus solide.
Le 1.2 TSI 110 : petit prix, grosses déceptions

Ce moteur essence est régulièrement proposé sur les finitions d’entrée de gamme. Vu son prix d’achat attractif, on pourrait croire au bon plan. Mais faites attention : ce bloc cache plusieurs défauts mécaniques majeurs.
- Chaîne de distribution fragile : Des cas d’allongement ou de rupture sont régulièrement signalés… parfois dès 70 000 km. Une casse moteur n’est jamais exclue.
- Consommation d’huile excessive : Les millésimes 2015-2016 sont particulièrement concernés. Sur certaines voitures, il faut remettre de l’huile entre chaque vidange !
- Performances modestes : Avec un 0 à 100 km/h dépassant les 11 secondes, mieux vaut ne pas rouler chargé ou voyager en zone montagneuse.
Ce moteur convient pour un usage urbain tranquille, mais pour une vraie vie de famille, entre vacances et trajets école-travail, il risque de rapidement atteindre ses limites.
DSG7 (boîte automatique) : attention aux premiers millésimes
La célèbre boîte DSG7 à double embrayage a beaucoup fait parler d’elle — parfois en bien, souvent en mal.
Si vous prévoyez d’acheter un Touran essence équipé d’une DSG7 (notamment les modèles 1.4 TSI et 1.5 TSI) produits avant 2018, redoublez de prudence :
- À-coups au démarrage
- Passages de rapports brutaux
- Hésitations en conduite lente, notamment en ville
La cause ? Un embrayage à sec moins endurant que celui des DSG à bain d’huile. En usage urbain, les problèmes arrivent parfois avant 70 000 km… et les réparations dépassent les 2000 €, voire 5000 € si boîte complète remplacée !
Les modèles post-2019 sont nettement plus fiables, grâce à une meilleure gestion électronique et des réglages plus fins. Mais faites toujours un essai routier complet (véhicule froid ET chaud) avant achat.
Touran 3 Trendline : des finitions au rabais
Si vous voyez un Touran affiché à un super prix en occasion, vérifiez d’abord sa finition. Les modèles en version Trendline (l’entrée de gamme) sont particulièrement dépouillés.
Voici une liste des équipements souvent absents sur ces modèles :
- Pas de radar de recul
- Pas de GPS, ni écran tactile évolué
- Pas de régulateur de vitesse sur certaines séries (!)
- Sièges fixes, sans accoudoir central ni réglage en hauteur à l’arrière
- Isolation phonique minimaliste, rendant les trajets sur autoroute fatigants
La revente d’un Touran mal équipé est également plus difficile. Mieux vaut viser une finition Confortline, Carat ou R-Line, même plus kilométrée.
Mauvais suivi d’entretien : un risque à ne pas négliger
Le Touran est une voiture moderne avec de nombreuses pièces techniques sensibles. Un entretien négligé peut vite entraîner des pannes à répétition… et des frais incompatibles avec le budget familial.
Soyez attentif à :
- La vidange de la boîte DSG (essentielle tous les 60 000 km)
- L’état de la pompe à eau et des durites
- La propreté du FAP (filtre à particules)
Exigez le carnet d’entretien complet et surtout les factures prouvant que l’entretien a été fait dans les règles. Un carnet vierge ou approximatif est un signal d’alerte.
La mauvaise surprise des sièges fixes à l’arrière
Détail important mais souvent négligé : tous les Touran 3 n’ont pas les fameux trois sièges arrière indépendants coulissants. Certains modèles d’entrée de gamme ou de flottes d’entreprise ont simplement une banquette fractionnée.
Ça change tout :
- Moins de modularité (pas possible d’incliner les dossiers individuellement)
- Accès isoFix plus compliqué
- Confort réduit pour les enfants à l’arrière
Avant l’achat, vérifiez physiquement la configuration. Ne vous fiez pas uniquement à la fiche technique ou au vendeur !
Tableau récapitulatif des modèles à éviter
| Modèle | Problèmes rencontrés | Notre verdict |
|---|---|---|
| 1.6 TDI 115 | Turbo fragile, EGR encrassée, FAP capricieux | Éviter absolument en usage urbain ou non régulier |
| 1.2 TSI 110 | Chaîne de distribution, surconsommation d’huile | Uniquement pour petits rouleurs urbains |
| DSG7 (avant 2018) | A-coups, embrayage à sec, réparations coûteuses | À tester minutieusement avant achat |
| Finition Trendline | Manque d’équipements, confort sommaire | Déçu au quotidien malgré prix bas |
Les bons modèles à privilégier sont-ils à l’abri des défauts ?
Bonne nouvelle : tout n’est pas à jeter dans la gamme Touran. Certains modèles tirent leur épingle du jeu, notamment :
- 2.0 TDI 150 en diesel : couple généreux, moteur robuste, FAP plus fiable
- 1.5 TSI EVO en essence : plus moderne, avec une DSG7 améliorée sur les modèles 2019+
- Finitions Confortline ou Carat : meilleures options, revente facilitée
Pour ces modèles, un suivi d’entretien soigné reste indispensable, mais globalement, ils inspirent plus confiance – surtout si vous roulez beaucoup.
Derniers conseils avant votre achat de Touran
Avant de signer le chèque ou de transférer les fonds, pensez à :
- Demander toutes les factures d’entretien (pas juste le carnet tamponné)
- Faire un essai longue durée, moteur froid puis chaud
- Passer par un garagiste compétent pour une vérification complète si achat entre particuliers
- Éviter les voitures ayant appartenu à un loueur ou une flotte professionnelle
Le Touran peut être une excellente voiture… à condition de bien choisir sa version. Renseignez-vous, comparez, et surtout : ne vous précipitez pas. Un bon monospace, c’est celui qui vous amène loin, souvent, et sans surprise sous le capot !



